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Bilan météo d'un hiver 2025-2026 très perturbé avec un froid très bref

Comme à chaque début de mois, nous vous proposons un nouveau bilan climatologique. Place désormais au bilan cartographié de l' HIVER METEOROLOGIQUE 2025-2026 en termes de température, pluviométrie et ensoleillement. Les anomalies présentées sont calculées à partir des moyennes climatiques de la période de référence 1991-2020 sur l'ensemble des stations du panel.

 

Températures : au 4e rang des plus doux malgré une séquence froide

Un hiver particulièrement doux ! Avec un indicateur thermique national de 7.58°C, nous nous situons +1.71°C au-dessus des moyennes, permettant à cet hiver de se classer au 4e rang des plus doux mesurés en France. Nous sommes derrière le podium composés des hivers 2019-2020 (+2.29°C), 2015-2016 (+2.12°C) et 2023-2024 (+1.98°C). 

 

Hormis la séquence hivernale neigeuse et froide observée fin décembre et début janvier (>>), c'est bel et bien la douceur qui a été omniprésente durant cet hiver. Au total, nous sommes restés 73 jours au-dessus des moyennes, contre seulement 17 jours en-deça, quasi toutes observées durant l'offensive hivernale cité précédemment. Aucune journée n'est passé sous ces moyennes en février (qui a été le second plus doux mesuré en France), avec même des ressentis très printaniers en fin de mois, et l'approche des 30°C au pied des Pyrénées (>>) ! 


Moyenne de l'indicateur thermique national durant l'hiver météo depuis 1946 & Indicateur thermique quotidien durant l'hiver 2025-2026 - Infoclimat / Météo-France

 

Toutes les stations du panel national ont atteint une anomalie de +1°C. Sur les régions centrales ainsi que dans l'Est, cette anomalie a même franchie la barre des +2°C pour cet hiver 2025-2026. C'est notamment le cas en Centre-Val-de-Loire, ou encore sur le Bassin Parisien (+2.0°C à Paris-Montsouris). Parmi les anomalies les plus fortes, nous grimpions jusqu'à +2.2°C à Orléans ou encore Bourg-Saint-Maurice, +2.3°C à Brive-la-Gaillarde, et un maximum sur ce panel de +2.6°C au Mans

 

Pluviométrie : des intempéries fréquentes avec tempêtes et inondations

Cet hiver 2025-2026 a également été marqué par une forte agitation et beaucoup d'humidité. Avec un cumul national agrégé de 327mm, nous obtenons un excédent pluviométrique de +34%, faisant de cet hiver le 8e plus humide depuis 1959 (derrière le record de l'hiver 1993-1994 et ses 377mm). 

 

Épisodes cévenols et méditerranéens notamment en décembre, succession de fronts pluvieux abondants en janvier et février dans l'Ouest du pays, tempêtes Nils (>>) et Pedro (>>) à la mi-février, impressionnantes chutes de neige dans les Alpes (>>)... Toute cette agitation a provoqué des crues souvent généralisées, atteignant par endroit des niveaux critiques avec plusieurs vigilances rouge crue émises durant ces trois mois pour la Garonne, la Charente, la Loire Saumuroise (>>) ou encore l'Hérault (>>). La France aura connu 49 jours en vigilance crue de niveau orange ou rouge.

 

Seul le quart Nord-Est a été plutôt épargné par toute cette humidité avec des déficits pluviométriques observées sur les Hauts-de-France, dans le Grand-Est, et plus isolément en Bourgogne-Franche-Comté et Ile-de-France (-26% à Colmar, -22% à Calais, -13% à Melun). Partout ailleurs, les pluies ont été abondantes, notamment sur le pourtour méditerranéen ou il est parfois tombé plus de trois fois la moyenne habituelle (+207% à Millau, +245% à Montpellier, +261% à Perpignan). 

 

Ensoleillement : une nébulosité omniprésente 

En raison de ce défilé de perturbations (qu'elles soient Méditerranéennes ou océaniques), le bilan de l'ensoleillement est légèrement déficitaire de -6% sur notre panel national.

 

Les périodes anticycloniques ont été quasi-absentes, permettant tout de même à certaines régions d'échapper aux plaques de nuages bas et brouillards tenaces habituellement constatées. C'est le cas des vallées Alpines ou encore de l'agglomération Lyonnaise qui finissent en excédent (+18% à Lyon, +25% à Grenoble). Quelques villes s'en sortent également dans le Bassin Parisien (+15% à Paris) ou en Franche-Comté (+15% à Besançon). 

 

A l'inverse, une bonne partie de l'Ouest du pays, et surtout le pourtour Méditerranéen ont été abonnées à la nébulosité avec un déficit de -10 à -20%, voire même encore plus bas sur le Languedoc (-24% à Montpellier, -25% à Nîmes, -27% à Millau). Des déficits qui n'empêchent pas de voir ce littoral méditerranéen truster le haut du classement des villes les plus ensoleillées avec plus de 300 heures (378h à Perpignan, 390h à Marseille, 447h à Nice), ce qui correspond à deux fois plus que les villes les moins ensoleillées de l'hiver situées au nord de la Seine (151h au Touquet, 137h à Charleville-Mézières). 

 

Récapitulatif : 

Retrouvez les bilans mensuels de décembre 2025 (>>), janvier 2026 (>>) et février 2026 (>>).

 

Photo de Guillaume SECHETHistoire du site Météo Lille